Artiste-écrivain

Frédéric LEMONNIER est né en 1973 à Soissons. Nourri par ses voyages en Afrique de l’Ouest et au Maghreb, son amour des cultures, et ses études de philosophie, d’histoire de l’art, de langues et de musique, Frédéric Lemonnier est sans cesse en quête de sens. Il utilise ainsi tous les supports possibles pour mettre en lumière, sa conception du monde : c’est dans le geste du pinceau sur la toile, dans l’éclat d’un rouge écarlate, dans la voix qui dénonce le silence des morts, que se révèle, selon lui, le sens dans ce qu’il a d’intuitif tel un lien incommensurable à l’immanence des choses.

L’artiste ne représente ni ne reproduit, il signifie : ce n’est ni l’explication rationnelle, ni l’émotion surannée qu’il recherche mais la profondeur du crépuscule afin de surprendre l’aurore ! Loin des mondanités, loin des idées monolithiques, des mots-valises, il martèle le sol, sue, creuse, s’enfonce pour en extirper ce que l’on a oublié.

Ses créations picturales peignent à travers l’errance de formes oblongues dans la couleur silencieuse, la trahison humaine (sa barbarie).

Il utilise principalement des supports classiques : des toiles en lin ou coton, de l’acrylique parfois et plus souvent de l’huile pour l’onctuosité et la brillance de la couleur. Bien sûr, il reçoit l’influence de tout un monde culturel (tant de l’expressionnisme de Munch ou Kandinsky, que de l’abstraction de Soulanges ou Hartung). Mais son orientation principale est l’expression d’un sens, et sa lecture quasi mystique par le spectateur.

C’est le même engagement que l’on retrouve dans son roman DJIHAD? : il vous emmène dans le monde sombre & violent de l’intégrisme, atténué par la romance naissante entre Julien et Mohamed… c’est à la fois du suspense, un style poétique, un roman sur la différence, l’ouverture au monde, sur la religion, sur l’amour, sur la tolérance … sur l’homosexualité, sur l’acceptation de sa propre identité…

C’est enfin cette même volonté dénonciatrice que l’on retrouve, dans ces écrits poétiques, en particulier dans son poème Ogassagou (extrait “des voix de la Terre”) pour lequel il reçoit le Grand prix Printemps 2020, édité chez short-édition :

https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/ogassagou